BAASTA!

«Paanic»

Par aSk

Voilà, les sales gosses d’Arras l’ont fait. Après un EP catapulté en 2018, le tremplin Main Square coché, quelques premières parties poids lourd (Mass Hysteria, dEUS, The Limiñanas) et une mini-tournée outre-Manche en septembre dernier, le voici donc ce premier album.

Paanic, tel un clin d’œil à peine dissimulé à l’urgence irrévérencieuse de Métal Urbain, écho pas si lointain et remis au goût du jour sans passéisme aucun. Dans le même temps, le titre de leur LP était voué à être top raccord avec l’actualité… Alors oui, plus que jamais, faire la nique à la panique, aux pannes… voire aux poissons panés. Entre constat froid, coups de gueule à chaud, le duo dézingue les mots du dico en -isme et se fait le porte-parole de Sea Shepherd. Engagés d’un air dégagé, c’est une morgue pleine d’autodérision qui fait jubiler et saura faire pogoter les plus réfractaires. Un rappel au désordre, et aussi que la sueur doit nécessairement l’emporter sur l’hyper-connexion : « Tu ne caches rien et tu nous dis tout / Mais plus j’en apprends et plus je m’en fous » («La Fin Du Monde»). Une plume qui fait mine de mimer Jacques Dutronc, l’air de rien. Le format single systématique contribue à la tension du skeud. Un timing ramassé mais qui ne se casse pas la gueule pour autant. On l’aura compris, BAASTA! sprinte, no matter what. A mi-mandat, c’est déjà un beau parcours. On attend avec impatience la suite du programme…