RAGE AGAINST THE MACHINE

PHILIPSHALLE / DUSSELDORF [D] / 2000

Pour grand nombre d’entre nous, ils sont LE groupe qui a marqué la décennie 90. Jeunes, fâchés, gauchistes, ils voulaient secouer le monde et ils l’ont fait (regardez le clip de «Sleep Now In The Fire», vous comprendrez ce qu’engagement veut dire !). Du choc de leur première pochette d’album (la photo d’un moine bouddhiste viêtnamien s’immolant en 1963 pour protester contre la politique post-indochinoise du pays) aux soutiens de la gauche radicale américaine, Zack de la Rocha, le frontman charismatique, considérait chaque chose comme un canal lui permettant de passer un message. Chaque concert était une tribune politique, chaque texte un moyen de mobiliser les troupes, scandé le poing levé dans un flow saccadé unique, pendant que Tom Morello, Tim Commerford et Brad Wilk déroulaient un métal-groovy-punchy à faire jumper tout un EHPAD. Bref, RAGE AGAINST THE MACHINE est un groupe majeur, comme le doigt que vous devez garder levé pour hurler FUCK YOU I WON’T DO WHAT YOU TELL ME !

PIDZ