DUST’IN ROSES

DUST’IN ROSES

Rock’ In Nashville

Par Patrick DALLONGEVILLE

Ils sont jeunes, ils sont chtis, et ils sont si débrouillards que leur E.P. leur vaut déjà deux pages dans le respecté Blues Magazine.

Si leur nom évoque celui du band d’Axl Rose, le titre de leur premier opus renvoie pour sa part à l’album qu’Eddy Mitchell enregistra à la Mecque de la country music en 1974. Et si n’importe quel pro du marketing n’y verrait qu’une source de confusion en termes de placement de produit, ce trio ne l’entend pas de cette oreille. Les deux frangins Westerfields (Hugo et Théo Bernier, respectivement batterie et chant, guitare et harmonica) et leur pote guitariste Maxence Carlier revendiquent l’innocence de leur âge pour prôner leur amour du blues et du rockabilly. Seule faille à ce manifeste : aucune des quatre compos originales de cette rondelle ne semble se positionner franchement sur ces créneaux spécifiques. Peu importe, car pour un premier essai, ces jeunes gens font déjà preuve d’une foi et d’un culot qui ne demandent qu’à s’affirmer à l’usage. Le sympathique «Rock N’ Roll Girl» (chanté par Maxence) renverrait presque à d’autres adolescents français d’il y a quelques temps déjà, les Blessed Virgins, tandis que «Notre Route» en fait autant pour Téléphone. Leur démarche mérite en tout cas nos encouragements. Où étiez-vous pour vos dix-huit ans, vous ?