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RODOLPHE BURGER

Par aSk

RODOLPHE BURGER continue d’évoluer en Monsieur Loyal inquiétant, géant rock, gardien d’une autre dimension et garant de nouvelles messes soniques.

L’excellent Good avait frôlé les sphères célestes, servi sur scène dans une économie parfaite. Avec Environs, RODOLPHE BURGER livre un énième rodéo elliptique, quelques strophes essentielles de plus, un éternel retour à Delphes. Plus Sphinx que jamais, sa voix grave résonnera longtemps encore. L’album survole quelques décennies d’une vie, toujours à la bonne distance. Revenir à la terre natale (Les Vosges), nourricière, en explorer les contours, ses frontières. L’entêtant « Bleu Bac » donne le ton et noie le poisson. Le piano fait quelques incursions judicieuses jusqu’à tutoyer Schubert. Les craquements d’outre-tombe demeurent. La voix androgyne de Christophe surgit (« La Chambre », titre de Kat Onoma) ainsi que des covers inattendues (Sam Cooke, Can, Grant Lee Buffalo, un standard jamaïcain), le tout dans une rhapsodie à peine déconcertante. Enfin, la présence de Bertrand Belin ici n’étonnera personne. Quelle serait la leçon d’Environs, envisager de s’en sortir à coup d’avirons ou de verre doseur, s’enivrer, plutôt que d’envier ou de s’énerver… ? A vue de nez, voilà de nouveaux airs bien mesurés, une dérive dans le Vrai. A ne pas rater.

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